LONDRES, 2 juin (Reuters) - Le Kremlin a déclaré jeudi qu'il n'avait pas l'intention de fermer "la fenêtre" vers l'Europe que le tsar Pierre Ier le Grand a voulu ouvrir il y a 300 ans, malgré les sévères sanctions imposées par les pays occidentaux à Moscou en réponse à son invasion de l'Ukraine.
Vladimir Poutine, pour qui les sanctions économiques occidentales s'apparentent à une déclaration de guerre économique, envisage désormais de se tourner vers d'autres puissances en Asie et au Moyen-Orient.
Interrogé pour savoir si Moscou allait revenir sur les efforts de Pierre Ier pour ouvrir la Russie à l'Europe, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu : "Personne n'a l'intention de fermer quoi que ce soit".
Pierre Ier, qui a régné de 1682 à 1725, a fondé l'Empire russe ainsi que la ville de Saint-Pétersbourg comme "une fenêtre ouverte sur l'Europe", menant des réformes pour transformer le pays en une grande puissance européenne.
Le porte-parole du Kremlin souligne que Vladimir Poutine est parfaitement conscient de l'héritage du tsar.
"Si nous parlons spécifiquement de Pierre le Grand, Poutine apprécie beaucoup le rôle de cet individu particulier dans l'histoire de notre pays", a-t-il ajouté.
L'invasion de l'Ukraine le 24 février dernier, décrite par Moscou comme une "opération militaire spéciale", a fait des milliers de morts, déplacé 13 millions de personnes et fait craindre une confrontation directe entre les États-Unis et la Russie, les plus grandes puissances nucléaires du monde.
(Reportage Reuters, version française Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)

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